dimanche 26 juillet 2009

Une famille au petits oignons

Imaginez une histoire qui se déroule au milieu des années 60, dans le même esprit que le Petit Nicolas mais ... Multipliée par beaucoup. L'auteur s'est inspiré de sa propre enfance pour raconter la vie d'une famille nombreuse composée uniquement de garçons. C'est drôle et attendrissant

Le premier chapitre plante le décor avec l'annonce d'une prochaine naissance alors que la fratrie est déjà composée de 5 garçons : Jean-A., Jean-B., Jean-C., Jean-D., Jean-E. Sans dévoiler de secrets, le prénom du bébé sera... Jean-F. Les parents ont fait preuve d’un sens pratique inégalable !

Qullques Extraits :

« Ce soir là, quand on a avancé nos moutons vers la crèche, je n'ai pas pu m'empêcher de penser au sixième santon qu'il y aurait l'année suivante : un minuscule mouton de plâtre qui, lui aussi, commencerait sa course dès le début de décembre et la terminerait, serré contre les autre autres dans la nuit de Noël, entre le boeuf et l'âne. »

« Ca vous amuse, hein ? Il (NDLR le Papa) a rugi. Vous ne perdez rien pour attendre ! A la rentrée prochaine, je vous inscris tous en pension à l'Ecole des Enfants de Troupe !
C'est la menace qu'il brandit toujours quand il est en colère. »

« Le lendemain était un dimanche (...).
- Revue de troupes, il a dit quand on a été prêts.
On s’est tous mis en rang pour qu’il fasse l’inspection. Jean-A ; ne s’était pas lavé les dents, Jean-C. portait sous son blazer sa veste de pyjama et Jean-D. avait à chaque pied une chaussette de couleur différente.
A ce moment, le téléphone a sonné.
- Est-ce que tu t’en sors ? A demandé Maman depuis la maternité.
- A merveille, il a dit en giflant Jean-E. qui étalait sur la tapisserie les reste de son yaourt. Ne t’inquiète pas. Il suffit d’un peu d’organisation.
De toute façon on était en retard pour la messe. On est partis au trot, et c’est en arrivant à l’église qu’il s’est aperçu que j’avais gardé mes chaussons, Jean-D. avait les poches bourrées de petites voitures et Jean-C. les joues gonflées de boules de gomme»

Des petites répliques pour parents confrontés au regard ou aux réflexions des passants ;- )

« Maman n'est pas très grande, (...). Les gens s'étonnent toujours quand ils nous voient tous les cinq (NDLR le bébé n'est pas encore né) :
- Ils sont à vous tous ces garçons ? Ils disent d'un air apitoyé comme si on était des bêtes curieuses.
- Non, elle répond, c'est une colonie de vacances que j'ai adoptée. »

« Ils sont à vous tous ces garçons ? A demandé la vendeuse tandis qu’on se bousculait à qui mieux mieux pour coller le nez sur les vitres du présentoir.
- Ce n’est qu’un échantillon, a répondu sèchement Papa, Le gros de l’élevage est resté à la maison…
La vendeuse a ouvert des yeux horrifiés.
- Remarquez, a continué Papa, d’habitude je les nourris au fourrage et aux grains… Est-ce que vous avez choisi les enfants ?

En conclusion un roman idéal pour les vacances.

couverture_famille_petits_oignons

« Une famille aux petits oignons, histoire de Jean-Quelque-Chose »
de Jean-Philippe Arrou-Vignod aux éditions Gallimard-Jeunesse.

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jeudi 22 janvier 2009

Florilège

Nous avons tenu compte de la remarque de Cmouâ quant à nos derniers billets publiés. Aujourd'hui donc un peu de légereté et surtout d'humour... en musique avec quelques chansons du groupe "Chansons plus Bifluorée". Ils détournent avec un talent vocal assez impressionant nombre de classiques (le moteur à explosion est un vrai bonheur surtout lorsqu'ils décomposent le refrain en "morceaux", mais arrêtez vous aussi sur honte à la trompette, vive le vin... en bref écoutez tout !). Petit florilège donc à écouter sans modération aucune.


Découvrez Chanson Plus Bifluorée!

Alors vous aimez ou pas ?

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lundi 12 janvier 2009

Les Indes Galantes

Après les goûts musicaux perso. de PB, nous souhaitions vous partager cette œuvre scénique de Jean-Philippe Rameau, certainement la plus connue. Elle constitue également le sommet du genre de l’opéra-ballet, en un prologue et quatre entrées, sur un livret de Louis Fuzelier.

La Reine de l'Iode et le Prince Consort  nous ont offert pour Noël l'enregistrement effectué à l'Opéra National de Paris en 2004, dans une mise en scène un rien décalée (c'est un faible mot...), sous la direction musical de William Christies. Sur l'extrait du final qui suit, on le voit rejoindre la scène et participer à la chorégraphie en faisant le dindon. Un moment de pur délire qui montre bien l'ambiance qui a dû régner lors des répétitions et des représentations :

Les enfants trouvent cela tout bonnement génial et nous aussi. Un moment de bonheur à partager en famille.

Historique (source Wi*ki) : L’œuvre a été créée le 28 août 1735 ; c’est la deuxième composition de Rameau pour la scène, après la tragédie lyrique Hippolyte et Aricie. Elle ne comportait alors que trois entrées, la dernière n’ayant été ajoutée qu’un peu plus tard, lors d’une représentation le 10 mars 1736. Cette structure à géométrie variable est permise par l’esprit de l’opéra-ballet, ou l’on ne parle pas d’actes, mais d’entrées, pour bien marquer que les différentes parties n’ont entre elles qu’une analogie thématique, et ne constituent en rien une intrigue suivie.

Le genre avait été inventé par André Campra (l'Europe galante) et Rameau, malgré la pauvreté et les invraisemblances du livret, le porte à son apogée grâce à une musique admirable qui lui assura de très nombreuses représentations au cours du XVIIIe siècle. Alors que Campra racontait des histoires galantes dans différents pays européens, Rameau exploite la même veine à succès mais recherche un peu plus d’exotisme dans des Indes très approximatives qui se trouvent en fait en Turquie, en Perse, au Pérou ou chez les Indiens d’Amérique du Nord. L’intrigue ténue de ces petits drames sert surtout à introduire un « grand spectacle » ou les costumes somptueux, les décors, les machineries, et surtout la danse tiennent un rôle essentiel. Les Indes Galantes symbolisent l’époque insouciante, raffinée, vouée aux plaisirs et à la galanterie de Louis XV et de sa cour.

Cette œuvre majeure du répertoire lyrique français a été oubliée pendant plus d’un siècle et demi. C’est en 1925 que la 3e entrée (Les Incas du Pérou) a été reprise à l’Opéra-Comique et en 1957 que son intégralité a été remise en scène à l’opéra royal du château de Versailles en présence de la reine d’Angleterre, en visite officielle en France.

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mercredi 30 janvier 2008

La grande Duchesse

Depuis quelques temps déjà nous voulions partager avec vous cette oeuvre de Jacques  Offenbach : La Grande-Duchesse de Gérolstein. C'est un opéra-bouffe en 3 actes et 4 tableaux, sur un livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy. La première eut lieu le 12 avril 1867 au théâtre des Variétés à Paris pendant l'Exposition universelle.

En 1720 ou à peu près... au Grand-Duché de Gérolstein (un pays imaginaire, mais qui porte le nom d'une ville allemande bien réelle), une guerre se prépare pour distraire la jeune grande-duchesse qui s'ennuie et retarde son mariage avec l'insignifiant prince Paul. Fritz est un jeune soldat, épris de Wanda, la cantinière. Lors d'une parade, pour exciter le soldat, la grande-duchesse qui aime les militaires découvre le soldat Fritz pour lequel elle a un coup de foudre. Il grimpe la hiérarchie en un clin d'œil et le soldat remplace sur-le-champ comme général en chef, le général Boum.
Ce faisant, la grande-duchesse provoque la colère et la jalousie de l'état-major et de la noblesse, furieux de se voir ainsi remplacés par un soldat sorti du rang propulsé à la tête de leur armée et anobli par un caprice de la souveraine. Le général et les nobles écartés décident de se venger. Entraînant le prince Paul, amoureux éconduit, dans leur complot, ils décident d'assassiner ce concurrent gênant...
Tout se complique lorsque la grande-duchesse comprend qu'elle a en Wanda une rivale dans le cœur de son cher Fritz... Au gré des humeurs et des coups de foudre de la grande-duchesse, le destin de Fritz bascule d'un extrême à l'autre. L'histoire se terminera par un mariage et tout rentrera dans l'ordre...

Nous avons acheté le DVD de la représentation qui a eu lieu en octobre 2004 au théâtre du Châtelet, sous la direction de Marc Minkowski et avec Dame Felicity Lott dans le rôle de la Grande Duchesse. Des décors en complet décalage, une mise en scène pleine d'humour... en bref c'est un régal, pour les grands comme pour les petits. Les enfants sont capables de le regarder en boucle, tout en chantant.

Et pour ceux qui ont un a-priori quant à l'opéra ou l'opéra-bouffe sachez qu'avant de l'écouter il vaut mieux assister à une représentaiton même par DVD interposé.

Après concertation avec MB, nous vous proposons l'extrait suivant dédié à toutes les conjointes de neurones kakis, et aussi à toutes celles, célibataires, qui chassent le plumet (dixit MB lol) :

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jeudi 24 janvier 2008

Un classique !

A chaque fois que les enfants voient ce film ils sont morts de rire. Et quand ils veulent le regarder ils demandent à voir "Pivert" en référence à la scène de la station service. Un classique dont nous ne nous lassons pas non plus surtout cette scène :

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lundi 15 octobre 2007

J-10

Avant la sortie du 7ème et ultime tome de Harry Potter en français (nous somme très mauvais en anglais donc nous devons nous contenter d'attendre la sortie en langue française) :

7_Relique_de_la_Mort

Les commentaires sont unanimes, tout est résolu dans ce tome et des passages qui auraient pu passer pour insignifiants dans les livres précédents , sont éclairés, expliqués et dénoués. Pour vous remettre dans le bain n'hésitez pas à vous replonger dedans, au moins ceux-là :

OP 6_Prince_de_sang_m_l_

qui sont un peu plus complexe que les 4 premiers.

Officiellement à partir de 9 ans, nous nous imaginons mal les donner à lire aux enfants, même à n°1 qui a pourtant 9 ans dans pas si longtemps et quant aux films c'est la même chose, ce n'est que pour les parents... Donc le 26 à minuit l'un de nous ira chercher le tome 7 afin de connaître le dénouement de l'histoire.

Et vous HP addict or not ?

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mardi 22 mai 2007

La Promesse de l'Ange

51J1AVEE6VL__AA240_Rocher battu par les tempêtes, lieu de cultes primitifs sanctifié par les premiers chrétiens, le Mont-Saint-Michel est loin d'avoir révélé tous ses secrets. Au début du XIe siècle, les bâtisseurs de cathédrales y érigèrent en l'honneur de l'Archange, prince des armées célestes et conducteur des âmes dans l'au-delà, une grande abbaye romane.
Mille ans plus tard, une jeune archéologue passionnée par le Moyen Âge se retrouve prisonnière d'une énigme où le passé et le présent se rejoignent étrangement.
Meurtres inexpliqués, amours périlleuses, secrets millénaires... sur le chemin du temps, de la passion, de l'absolu, la quête de Johanna la conduit inexorablement aux frontières d'un monde dont on ne revient pas indemne.

Je ne suis pas encore arrivé à la fin mais le style est sympa, les descriptions permettent de bien entrer dans l'histoire. Les auteurs alternent un chapitre qui se déroule au moyen-âge (entre le Mont et Cluny) et un chapitre qui se déroule à notre époque.  On retrouve un peu l'ambiance du Nom de la Rose. Cependant il est clair que c'est encore un livre du genre mystico-gélatineux, la religion catholique est vue par le petit  bout de la lorgnette en l'occurence sur fonds celtique. Le risque est que le lecteur non "formé" prenne tout pour argent comptant et non comme un roman.

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vendredi 20 avril 2007

Intrigue à l'anglaise

intrigue

Résumé de la quatrième de couverture : Trois mètres de toile manquent à la tapisserie de Bayeux, qui décrivent les derniers rebondissements de l'invasion de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant. Que représentaient-ils ? Les historiens se perdent en conjectures. Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope Breuil, ronge son frein au musée de la Tapisserie, à Bayeux. La directrice du musée, dont elle est l'adjointe, est victime d'un attentat. Des fragments de tapisserie réapparaissent à Drouot. Pénélope est convoquée par le patron du Louvre qui lui confie une mission discrète. Cette semaine-là, Diana, princesse de Galles, et Dodi al-Fayed, disparaissent sous le tunnel du pont de l'Alma. Devant Pénélope éberluée se déroule l'histoire secrète de la tapisserie. Un mystère qui débute en 1066 et se prolonge jusqu'à ces jours tragiques de 1997. Drôle de trame...

En voyant le résumé mon petit coté chauvin de normand a pris le dessus et je me suis dis que c'était le genre de roman idéal pour finir les vacances. Et c'est le cas. Je ne l'ai pas encore terminé mais j'en suis déjà à la page 157 (sur 330). Et je ne resiste pas à vous livrer le début du chapitre 16 intitulé "Au petit point" :

"Au fond de lui-même, quand il s'interroge sur son être et sa philosophie de la vie, Wandrille se trouve profondément féministe et militant. Pourquoi les travaux d'aiguille seraient-ils reservés au femmes ? Les marins ont toujours fait du point de croix ; et au début de son roman Kaput, Malaparte évoque le roi de Suède en train de broder. Les souverains du Nord sont des Vikings, ils aiment le fil et la toile, les voiles des vaisseaux, les sacs de marchandises.
Le duc de Windsor lui-même, au cours d'un de ses lointains voyages de jeunesse, avait réalisé au point de croix la garniture d'un tabouret, qui se trouve toujours dans les appartements privés de la souveraine à Balmoral. Il partagait cette passion sans doute ancestrale avec son frère, le père d'Elisabeth autre intellectuel..."

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mardi 17 avril 2007

Un nouveau livre sur Jean-Paul II

9782020948289

Un nouveau livre sur Jean-Paul II, écrit sous forme d'entretiens par Monseigneur Dziwicz son ancien secrétaire particulier en collaboration avec un journaliste. Je n'en suis qu'au début mais je n'ai qu'une envie : retourner lire quelques page ce qui est plutôt bon signe.

Posté par papamamanbrodent à 14:08 - - Commentaires [2] - Permalien [#]