mercredi 8 avril 2015

Les jours saints, la Vigile, la chasse aux oeufs et le gigot

Retour en images sur les quelques jours qui viennent de s'écouler.

Une belle messe du Jeudi Saint, avec les 5 enfants qui servaient. Un trés beau thabor (pièce qui supporte normalement l’ostensoir, il est utilisé la plupart du temps lors des adorations eucharistiques) retrouvé par notre nouveau curé au fond d'un placard du presbytère a reçu les ciboires pour la nuit d'adoration.

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Une belle liturgie pour l'office de la Croix le Vendredi Saint, avec JH1 qui chantait les impropères.

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Pour la Vigile, JH1 était avec moi à la tribune dans la chorale, tandis que les 4 autres servaient la messe. Même PG5 a tenu bon les 3 heures comme porte-navette. Il assistait avec brio JH2 qui était thuriféraire (et porte-croix pour la sortie) :

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 Lumen Christi !

 

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Exultet !


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Encensement par JH2

 

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Procession de sortie

 

Vous vous doutez bien que dimanche a été l'occasion d'une chasse aux oeufs féconde. Les enfants n'ont pourtant pas été assez rapides, une poulette en chocolat a commencé à fondre de façon assez spectaculaire !

Bien que les oeufs à la liqueur soit normalement reservés aux adultes, je trouve que le niveau baisse sensiblement !

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Notre petite décoration de l'an passée a retrouvé sa place :

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Et cette année, nous avons innové. Nous utilisons de plus en plus notre cocotte en fonte, elle a été parfaite pour un deux gigots de 7 heures à notre façon (photo avant cuisson) :

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Recette à la louche :

Émincez beaucoup d'oignons que vous faites revenir dans la cocotte. Faites dorer rapidement le gigot sur chaque face. Entourez le des oignons, mettez des abricots secs, du thym, un peu de sel, du poivre du moulin, arrosez généreusement avec un blanc moelleux (ici 3/4 de bouteille de Coteaux du Layon, le reste pour le cuisinier). Couvrez. Mettez la cocotte au four. Afin d'éviter de se lever trop tôt le dimanche matin, faites cuire le samedi après midi 5 heures à 110°. Eteignez votre four à l'issue de cette période et ... ne faites rien d'autre. Vu le poids de la cocotte il n'y a pas de risque qu'elle s'envole. Le lendemain (2 ou 3 heures avant de passer à table) vous allumez votre four à 110° pour environ .

Verdict : c'est très bon, c'est très simple (il n'y a presque rien à faire), c'est économique, il n'y a quasiment pas de déchet par rapport à un gigot traditionnel au four.

 

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lundi 21 avril 2014

Retour sur les derniers jours

Les derniers jours ont été, comme pour beaucoup d'entre-vous, occupés par la fréquentation assidue des offices lors des jours saints. Outre le fait que JH1, PG2, PG3 et PG4 assuraient le service d'autel et à ce titre, ont eu le droit à deux après-midi de répétition (jeudi et samedi), que JH1, PG3, MB et PB participaient au petit choeur monté spécialement pour l'occasion comme chaque année (avec quelques soirées de répétition), et que pour couronner le tout, la personne en charge du fleurissement de l'église était en vacances... c'est donc PB qui s'en est chargé.

A chaque jour, le chant qui correspond, il vous  suffit de cliquer pour lancer le morceaux.

Jeudi Saint :

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au bas de l'autel

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au reposoir

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Vendredi Saint : (pas de bouquet, mais une composition faite il y a quelques années)

Composition pour le Vendredi Saint

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Vigile Pascale :

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cierge Pascal

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au pied de l'ambon

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au baptistère

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à l'autel

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colonnes (bouquet en double de chaque coté...)

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Et comme il restait des fleurs, tabernacle.

Easter - Exultet 2005 by Fr. Zhulsdorf on Grooveshark','hspace':null,'vspace':null,'align':null,'bgcolor':null}" border="0" />


Pour le dimanche de Pâques, pas de bouquets en plus, mais la séquence chantée par le prêtre avant l'évangile :

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Et comme à Pâques il faut quand même du chocolat, Grand-Père et Grand-Mère ont voulu faire un clin d'oeil, surtout à JH1, avec ce magnifique sujet de Pâques en forme de ballon de football américain ! Sinon les sujets (agneau et lapin trouvés chez le fleuristes à prix trés doux) sont en résine, mis en scène sur de la pelouse artificiel. Je vous ai mis une photo de l'agneau en dehors de la cloche, car cette dernière déforme légèrement le sujet. Pas de photo de la chasse aux oeufs des enfants, tout ne rentrait pas sur une photo !!!!

Paques 2014-001

 

Joyeuses Pâques à tous !

mercredi 9 mars 2011

Retraite de carême

Aujourd'hui c'est le Mercredi des Cendres, on va faire très court en vous proposant cette année un site développé par la Communauté Saint Martin pour une retraite virtuelle. Il vous suffit de cliquer sur l'image. Vous pouvez vous abonner en haut à droite du site.

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Et pour ceux qui s'inquiètent, les travaux avancent, on devrait presque être dans les temps... on revient assez vite (on espère ;-))

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dimanche 4 avril 2010

Christ est ressuscité !

Il est vraiment ressuscité !

La séquence (1) du jour de Pâques :

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(1) La Séquence, Sequentia en latin, est une pièce liturgique qui est chantée à certaines fêtes. Traditionnellement, la séquence était chantée à la suite de l'Alléluia. Depuis la troisième édition du missel romain, les séquences sont chantées (quand elles le sont) à la suite de la deuxième lecture, avant l'Alléluia (paragraphe 64 de l'introduction générale). La séquence est donc à présent le chant de méditation qui suit la seconde lecture.

Les séquences sont rares, mais pratiquement toutes célèbres:

- Victimae paschali laudes, chantée à Pâques ;
- Veni Sancte Spiritus, chantée à la Pentecôte (50 jours après Pâques) ;
- Lauda, Sion, Salvatorem, chantée à la Fête-Dieu (60 jours après Pâques) ;
- Dies irae, chantée au jour de la Commémoration des fidèles défunts (2 novembre) ainsi qu'aux messes pour les morts
- Stabat Mater (ajoutée en 1727), chantée au jour de la Notre-Dame des douleurs (15 septembre).

Les séquences sont des pièces plutôt longues, et sont rarement interprétées intégralement dans les célébrations liturgiques modernes. Sur le plan de la liturgie, les séquences ne sont obligatoires que le jour de Pâques et de la Pentecôte, et peuvent être omises les autres jours où elles sont proposées.

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vendredi 2 avril 2010

Impropères

Le mot latin improperium signifie « reproche ». Les Impropères sont les « reproches » attristés du Christ au Peuple qui l’a rejeté ; on les chante le Vendredi saint pendant l’adoration de la Croix. A chaque fois, un bienfait de Dieu dans l’Exode est mis en contraste avec un épisode de la Passion. En réparation, l’assemblée reprend en refrain l’acclamation grecque Hagios o Theos.

Croix

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jeudi 1 avril 2010

Jeudi Saint

Parce qu'il célèbre l'institution de l'Eucharistie, le Jeudi Saint est traditionnelement la fête des prêtres.

Le cantique "Pange Lingua" écrit par Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), est par excellence le chant du Jeudi Saint. Centrée sur la contemplation du corps et du sang du Christ, sous les espèces du pain et du vin, l'hymne s'achève par le « Tantum Ergo », qui vient en action de grâce et insiste sur la nouveauté radicale de ce sacrement...

1. Pange lingua gloriósi corpóris mystérium,
Chante, ô ma langue, le mystère de ce corps très glorieux
Sanguinísque pretiósi, quem in mundi prétium
Et de ce sang si précieux que le Roi de nations
Fructus ventris generósi, Rex effùdit géntium.
Issu d'une noble lignée versa pour le prix de ce monde.

2. Nobis datus, nobis natus ex intácta Vírgine
Fils d'une mère toujours vierge né pour nous, à nous donné,
Et in mundo conversátus, sparso verbi sémine,
Et dans ce monde ayant vécu, verbe en semence semé,
Sui moras incolátus miro clausit órdine.ostensoir2
Il conclut son temps d'ici-bas par une action incomparable.

3. In suprémae nocte coenæ recùmbens cum frátribus,
La nuit de la dernière Cène, à table avec ses amis,
Observáta lege plene cibis in legálibus,
Ayant pleinement observé la Pâque selon la loi,
Cibum turbæ duodénæ se dat suis mánibus.
De ses propres mains il s'offrit en nourriture aux douze Apôtres.

4. Verbum caro, panem verum verbo carnem éfficit:
Le Verbe fait chair, par son verbe, fait de sa chair le vrai pain;
Fitque sanguis Christi merum, Et si sensus déficit,
Le sang du Christ devient boisson; Nos sens étant limités,
Ad firmándum cor sincérum sola fides sùfficit.
C'est la foi seule qui suffit pour affermir les coeurs sincères.

5. Tantum ergo Sacraméntum venerémur cérnui:
Il est si grand, ce sacrement ! adorons-le, prosternés.
Et antíquum documéntum novo cedat rítui:
Que s'effacent les anciens rites devant le culte nouveau !
Præstet fides supplémentum sénsuum deféctui.
Que la foi vienne suppléer aux faiblesses de nos sens !

6. Genitóri, Genitóque laus et iubilatio,
Au Père et au Fils qu'il engendre louange et joie débordante,
Salus, honor, virtus quoque sit et benedíctio:
Salut, honneur, toute-puissance et toujours bénédiction !
Procedénti ab utróque compar sit laudátio. Amen.
A l'Esprit qui des deux procède soit rendue même louange. Amen.

Pour écouter la version de l'Emmanuel il vous suffit de cliquer LA

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lundi 29 mars 2010

Semaine Sainte

Avec la messe des Rameaux et de la Passion célébrée hier, nous sommes entrés dans la Semaine Sainte. Derniere ligne droite pour la montée vers Pâques.

Pour ce WE j'avais renoué avec notre jeunesse (cette fois ci MB est resté à la maison). En effet j'avais été recruté en équipe logistique pour le pélerinage des étudiants à Chartres. Deux personnes au moins qui fréquentent ce blog se souviendront de ces deux jours que nous passions à l'époque comme petites mains pour permettre aux pélerins de bien vivre leur pélerinage. C'était un peu pareil, avec beaucoup moins de pélerins qu'il y a une quinzaine d'année,  tout autant d'évêques... 14 pour l'occasion dont un cardinal et surtout beaucoup plus de fatigue ... une question d'âge surement ;-)

Quelques photos (prisent avec l'I-ph*one ce qui explique leur qualité plus que modeste) de l'entrée dans la cathédrale. Et surtout le très beau rituel d'ouverture des portes, quand l'évêque frappe la porte avec sa crosse (en photo centrale) en alternant le psaume 23 avec les fidèles rassemblés dans la cathédrale

Chartres

Prochainement un billet de MB sur son WE en célibataire avec les enfants et leurs réussites culinaires.

Et pour finir, cela fait 3 ans aujourd'hui que vous nous supportez à travers ce blog, à tous nos lecteurs  et contributeurs un grand MERCI de votre fidélité. Et pour ceux qui n'ont jamais laissé de commentaire, allez-y !

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jeudi 25 mars 2010

Annonciation

Annonciation

   V/ L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie
   R/ Et elle a conçu par l'opération du Saint Esprit.

   V/ Voici la Servante du Seigneur
   R/ Qu’il me soit fait selon votre parole.

   V/ Et le Verbe s’est fait chair
   R/ Et il a habité parmi nous.

   V/ Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
   R/ Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus
       Christ.

Prions : Daignez Seigneur, répandre votre grâce en nos âmes, afin qu'ayant connu par le message de l'ange, l'incarnation du Christ votre Fils, nous arrivions par sa passion et par sa croix, à la gloire de la résurrection. Par le même Jésus Christ notre Seigneur. Amen

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samedi 20 mars 2010

Dimanche de Laetare

La liturgie romaine qui suspend les exercices pénitentiels le dimanche, ce in_laetare_ierusalempourquoi le Carême y compte quarante-six jours, les marque tout de même d'une certaine austérité (suppression du Gloria et de l'Alleluia, ornements violets, disparition des fleurs et des instruments de musique) qu'elle tempère au dimanche de Lætare où elle prend les ornements roses ; jadis le pape, contrairement aux autres dimanches du Carême, venait à cheval à la station qui, ce jour-là, se faisait à Sainte-Croix-de-Jérusalem où l'on vénérait la Croix chas_rose_detglorieuse. « Reposons-nous et disposons-nous à parcourir avec courage la deuxième partie du Carême, plus dure que la première. »

Souvent, le dimanche de Lætare, avait lieu le scrutin des catéchumènes qui devaient recevoir le Baptême à Pâques.

Au dimanche de Lætare, il arrivait que le pape offrît une rose d'or. L'idée en serait due au saint pape Léon IX qui, en 1049, solennisa un usage peut-être ancien que le bienheureux Urbain II concrétisa en 1096, à la clôture du concile de Tours, lorsqu’il offrit une rose d’or au comte Foulques d’Anjou. Il s’agit d’un bouquet roses en or ou en vermeil, ornées de pierres précieuses ; la fleur centrale, plus grande que les autres, porte, en son milieu, une petite cavité que le pape remplit de baume et saupoudre de musc ; autrefois la rose d’or était bénie et encensée à Sainte-Croix-de-Jérusalem. La formule de bénédiction fait l’éloge de la rose qui, « par sa couleur, le symbole de la joie de l'Eglise, dont l'odeur figure les bonnes œuvres de la personne à honorer, alors que la rose elle-même, produite de la racine de Jessé, est mystiquement la fleur des champs et le lys de vallées dont parle l'Ecriture, c'est-à-dire Jésus né de Marie. » Après Durant de Mende qui recopiait Innocent III, les liturgistes nous apprennent que la rose d’or est le symbole de ce printemps éternel qui succéda à l’hiver et aux tristesses de la terre, comme en ce dimanche les fleurs printanières parent le sol après les frimats.

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la rose d'or conservée au Musée de Cluny qui fut offerte
par la Pape Jean XXII à Rodolphe de Nidau en 1330

La rose d’or fut d’abord réservée exclusivement au préfet de Rome. « Après l'office, le Pape, tenant à la main la rose bénite, la montrait au peuple, comme l'emblème de leurs communes espérances pour l'avenir et de leurs dispositions actuelles. Portant toujours la rose à la main, le pontife était reconduit jusqu'au parvis de la Basilique, par le préfet de Rome, en habit de pourpre et en chaussure de couleur d'or, qui soutenait l'étrier pour aider le Saint-Père à descendre de cheval. Afin de reconnaître ce témoignage de respect, le pape donnait la rose à ce dignitaire, qui la recevait à genoux et lui baisait le pied. » Plus tard la rose d'or fut offerte à un fidèle catholique qui avait rendu un signalé service à l'Eglise. Lors de son séjour à Paris, Alexandre III donna la rose d’Or à Louis VII (1163). Léon X envoya une rose d’or à l’archiduc Charles, futur Charles-Quint. Don Juan d'Autriche la reçut en 1576, après avoir remporté la victoire de Lépante sur les Turcs. A Saint-Jean d’Aix-en-Provence, avant que les révolutionnaires français ne le détruisissent, on voyait, sur le tombeau, le dernier comte de Provence de la maison de Barcelonne, Raymond Béranger IV, le défunt représenté avec la rose d’or que le pape Innocent IV lui avait envoyée en 1244 ; on conserve, au musée de Cluny, à Paris, la rose d’or que le pape Clément V donna à Humbert de Neufchâtel, prince-évêque de Bâle.

Les papes donnèrent souvent la rose d'or à quelque reine qui se distinguait par ses vertus, ce qui fut le cas, pour la France, de Marie-Thérèse d’Autriche, femme de Louis XIV (1668) et de Marie Leszcynska, femme de Louis XV (1732). Depuis le début du XIX° siècle, la rose d’or fut plusieurs fois décerné à des souveraines : la reine Charlotte de Bavière la reçut de Pie VII (1819) ; la reine Marie-Thérèse de Sardaigne la reçut de Léon XII (1825) ; l'impératrice Marie-Anne d'Autriche la reçut de Grégoire XVI (1832), comme la reine Marie-Pia de Savoie (1842) ; Pie IX l’offrit à la reine Marie-Thérèse des Deux-Siciles (1849), à l'impératrice Eugénie (1856), à l'impératrice Elisabeth d'Autriche (1868) et à la reine Marie-Isabelle d'Espagne (1868) ; Léon XIII l’offrit à la reine Marie-Christine d'Espagne (1886), à l'impératrice Isabelle du Brésil (1888), à la reine Marie-Amélie du Portugal (1892) et à la reine Marie-Henriette des Belges (1893) ; Pie XI l’offrit à la reine Victoire d'Espagne (1923), à la reine Elisabeth des Belges (1925) et à la reine Hélène d'Italie (1937).

« Depuis longtemps, la cérémonie se fait dans la salle des parements. Après les prières marquées dans le rituel, le Saint-Père oint la rose avec du baume, et place au centre, où se trouve un tout petit godet, fermé avec une grille d'or, un peu de ce baume avec du musc ; il l'asperge d'eau bénite, I'encense, et la remet au dernier clerc de la chambre. Nous le vîmes arriver, précèdant le pape et portant à la main la précieuse fleur, qui fut placée au milieu de l'autel sur un riche voile de soie brodé d'or. Après la messe, elle fut emportée avec la même cérémonie, et déposée au Vatican jusqu'au jour où le Père commun daigne en gratifier quelqu'une de ses nobles et pieuses filles. »

Comme Pie X et Benoît XV, Pie XII, Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul I° et Jean-Paul II n’ont honoré aucune reine de la rose d’or.

Il est arrivé que la rose d'or fût offerte à une église ou à un sanctuaire : Innocent IV l’offrit au chapitre Saint-Just de Lyon, Pie VII l’offrit au pèlerinage italien de Galloro (1820), Pie IX l’offrit à Notre-Dame de Lourdes (1877), Pie XII l’offrit à la cathédrale de Goa où se trouve le tombeau de saint François-Xavier (1953), Paul VI l’offrit à Notre-Dame de Fatima (1965). Pie VIII offrit la rose d’or à l'église de Cingoli (près d’Ancône), son pays natal, comme l’avait fait Pie II pour Sienne près d’où il était né ; Grégoire XVI, natif de Vénitie, l’offrit à la basilique Saint-Marc de Venise (1833). Sixte IV n’avait pas offert une rose d’or mais, pour rappeler ses armes, un rameau de chène en or à la cathédrale Savonne (1471). La sacristie du pape conserve une rose d’or avec la liste des bénéficiaires.

Le pape, au dimanche de Lætare, bénissait aussi une clef d'or où était fondue un peu de limaille des chaînes de saint Pierre, qu'il envoyait comme relique du Prince des Apôtres.

Les fiancés qui se devaient marier après Pâques, étaient bénis au dimanche de Lætare, ainsi que les oriflammes et les bannières. Enfin, quand l'occasion se présentait, on sacrait ou couronnait les princes chrétiens ; si aucun des rois de France n’eut ce privilège, en bénéficièrent les reines Eléonore d'Autriche et Elisabeth d'Autriche.

Utilisée au troisième dimanche de l'Avent (Gaudete) et au quatrième dimanche du Carême (Lætare), la couleur rose, couleur de l'aurore, marque, au milieu de ces temps de pénitence, une pause où l'Eglise vise à mieux faire entrevoir la joie qu'elle prépare (Noël ou Pâques), à donner courage pour les dernières étapes à parcourir et à rendre grâce pour les œuvres déjà accomplies. Jadis, où l'on était plus attentif qu'aujourd'hui à conformer l'environnement du culte à l'esprit de la liturgie célébrée, on pouvait, ces dimanches-là, contrairement aux autres dimanches de l'Avent et du Carême, parer l'autel de fleurs, sonner toutes les cloches et toucher les orgues alors que les diacres et les sous-diacres prenaient la tunique et dalmatique qu'ils avaient abandonnées au début de l'Avent ou du Carême.

La couleur rose emprunte sa signification au rouge, symbole de l'amour divin, et au blanc, symbole de la sagesse divine, dont la combinaison signifie l'amour de l'homme régénéré par la pénitence pour la sagesse divine reçue dans la Révélation. « Couleur agréable, odeur réconfortante, aspect qui donne la joie.» Cest moins la fleur qui inspire le symboliste que la rosée, l'eau tombée du ciel, regardée par les Juifs comme un signe de bénédiction. Les vents de la mer, soufflant de l'Ouest, apportent vers la Palestine un air humide qui, dans les nuits d'août à octobre où il ne pleut pas, permet la croissance des végétaux ; la rosée est donc un symbole de prospérité et un signe de bénédiction ainsi qu'en témoigne souvent l'Ancien Testament : « Que Dieu te donne avec la rosée du ciel et de gras terroirs, abondance de froment et de vin nouveau » (Genèse XXVII 28) ; « Béni de Yahvé, son Pays ! A lui le don exquis du ciel en haut (rosée) et de l'abîme qui s'étale en bas (sources) » (Deutéronome XXXIII 13) ; « C'est comme le rosée de l'Hermon qui descend sur les montagnes de Sion, car c'est là que Yahvé a établi la bénédiction, la vie à jamais » (Psaume CXXXIII 3) ; « Je serai comme la rosée pour Israël, il fleurira comme le lys, il enfoncera ses racines comme le peuplier » (Osée XIV 6). En revanche, l'absence de rosée est un signe de châtiment comme on peut le voir, par exemple, chez le prophète Agée (I 8-10) : « Réfléchissez sur votre sort : vous attendiez beaucoup et il n'y a eu que peu. Et ce que vous avez ramené à la maison, j'ai soufflé dessus ! A cause de quoi ? - oracle de Yahvé des armées - à cause de ma maison qui, elle, est en ruine, alors que vous courez chacun pour sa maison. Voilà pourquoi le ciel a retenu la rosée, et la terre a retenu sa récolte. »

La rosée est aussi le symbole de la Parole divine reçue par les fidèles qui, s'ils s'y conforment, leur communique la sagesse et leur ouvre le salut par les voies de la justice : « Que ma parole s'épande comme la rosée » (Deutéronome XXII 2) ; ainsi, pendant tout le temps de l’Avent, nous avons chanté : « Rorate cæli de super et nubes pluant justum ! » (Cieux, versez votre rosée et que les nuées fassent pleuvoir le juste !)

Le chevalier Morini qui, sous Grégoire XVI (1831-1846), fut un des officiers de la cour pontificale, écrivait, dans le « Dizionario di erudizione storico-ecclesiastica » que la couleur rose est considérée comme tenant le milieu entre le pourpre et le violet ; figurant la joie que l'Eglise ressent aux approches de Noël et de Pâques, parce que la rose a trois propriétés : l'odeur, la couleur et le goût, que l'on peut considérer comme représentant la charité, la joie et la satiété spirituelle qui sont la figure du Christ, ainsi, saint Bède le Vénérable dit qu'au VII° siècle, le tombeau du Christ était peint d'une couleur mélangée de blanc et de rouge.

Textes liturgiques © AELF, Paris

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mardi 16 février 2010

Et pouf ça recommence

Comme tous les ans. Et comme tous les ans c'est le jour que j'aime le moins. C'est idiot mais c'est comme ça. Cela commence avec le petit déj. et les crêpes qui restent systématiquement de la veille auxquelles il faut vaillament resister. Cette année pas de soucis on fait des gauffres et on finira tout ce soir ! Du coup, ce sera surement plus simple demain ;-)

Plus sérieusement, demain c'est le mercredi des cendres. Nous entrons en Carême. Comme l'an dernier, nous vous proposons de vivre ces 40 jours de montée vers Pâques avec les dominicains de Lille qui anime une retraite "virtuelle". C'est tout simple il suffit de s'inscrire. Aller chiche ! Il suffit de cliquer LA.

Et pour les enfants nous avons deséspérement chercher un calendrier de Carême sur le même type qu'un calendrier de l'Avent. Mais c'est introuvable. Si quelqu'un peut nous renseigner ! Du coup nous avons acheté un petit livret par enfant qui n'a pas l'air mal du tout. Avec une progression par semaine et des axes d'efforts sur trois points : prière, bonnes actions et sacrifices.

livret_car_me_enfant

Nous rendrons aussi visite régulièrement à la Marie des Anges qui nous fait partager son petit caté de Cyriaque. Cyriaque qui a maintenant un visage grâce à Anne Floch (merci de respecter son travail et de ne pas recopier l'image sans son autorisation ou celle de La Marie des Anges) :

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La musique qui accompagne ce billet est l'antienne "Immutemur habitu" qui est chantée lors de l'imposition des cendres lors de la célébration de la messe dans sa forme extraordinaire du rite romain.

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