On dirait que nous reprenons un rythme de présence plus efficace sur ce blog. Aujourd'hui nous fêtons les 11 ans de notre PG 2. Nous reprenons la petite histoire de sa naissance qui a déjà été publié sur le blog, que les anciens nous en excusent.

Et sinon une petite devinette : 5 6 7 ?


 

Le 15 novembre était le terme prévu. Mais bébé ne semblait pas pressé d'arriver. Monitoring le mercredi midi, rien de rien. Rendez-vous est pris pour une entrée en clinique dès le jeudi soir (16 novembre) afin de pratiquer un accouchement par césarienne le vendredi matin. Dur dur, quand on sait que le premier était né par césarienne et que pour le coup cela engendrait des césariennes pour les suivants si tant est qu'il y ait autorisation du corps médical. Maman Brode était dans tous ses états.
Retour à la maison et hop elle commence sont petit traitement homéopathique à ne prendre qu'à partir du moment où les contractions s'installent... Bien évidemment rien ne se passe.
A 2 heures du mat', elle me réveille pour me dire qu'il faudrait penser à y aller... "Aller où ?" je lui réponds dans un demi sommeil, "on a rendez vous ce soir ça attendra bien jusque-là"... et je me retourne avec la ferme intention de me rendormir. Elle me réveille à nouveau pour me préciser que des contractions toutes les 3 mn nécessitent réellement un déplacement à la maternité.
Nous voila donc partis dans le XV° (Heureusement n°1 dormait ce soir là chez ses grands-parents) atteint en un temps record. C'est vrai qu'à deux heures du matin y a pas grand monde sur la route... Arrivés sur place je fais comme d'habitude, je tourne et retourne afin de trouver une place, je sens Maman Brode qui s'énerve un peu entre deux contractions et qui finit par me dire "tu n'as qu'à me déposer devant et te garer un peu plus loin, même sur une place handicapé ou livraison... Nécessité fait loi et de toutes les façons il y a peu de chance qu'une place se libère à cette heure". Ce en quoi elle n'avait quand même pas tord. Vous noterez au passage comme la nature est bien faite. La récupération de neurones commence à peine l'accouchement enclenché lol. Ce que PB n'ose pas dire c'est qu'à ce moment-là, il me demande de prendre LA valise car il sera garé trop loin ! Si, si.... pas que des sornettes Madame !
Je vous passe les détails de l'admission et du temps passé en salle de travail. IL ne voulait pas sortir, IL avait vraisemblablement des tours de cordon autour du cou (pour être précis 2 autour du cou et 2 autour de l'abdomen) et jouait donc le yoyo. La sage femme décide d'appeler la gynéco afin de décider d'une césarienne... Je sors me fumer une clope ( Grrr, m'énerve quand il fait ça à ces moments-là ...), et là que vois-je en face de la maternité ??? UNE PLACE DE STATIONNEMENT (zone livraison mais bon c'est moins enquiquinant que la place handicapé sur laquelle j'avais jeté mon dévolu...). Je cours à la voiture en priant que la place reste libre. Ouf c'est bon je suis garé en face, je ne prends pas la place d'une personne handicapée. Je rejoins ma parturiente de femme.
Il doit être près de 6 heures du matin, Maman Brode entre en salle d'opération. Une fois encore nous ne serons pas ensemble pour accueillir notre petit bébé. J'entends un cri en provenance de la dite salle. Est-ce une fille ou un garçon ? Verdict : garçon. J'assiste aux soins, il est mis en couveuse pour un moment seulement dans la salle de réveil où Maman Brode arrive peu de temps après, fatiguée mais sans nausée (chez elle ça dure 9 mois !). Je le lui donne afin qu'elle puisse l'allaiter. Et égoïstement nous attendons un peu avant de téléphoner pour annoncer la nouvelle. Ce petit moment d'intimité familiale passée, je laisse la mère et l'enfant pour aller passer les traditionnels appels téléphoniques.
Je sors sur le perron de la maternité, commence à prendre le téléphone (...et une cigarette !) et la petite liste des personnes à prévenir. Je suspends mon geste. C'est le manque de sommeil associé au stress, cela ne peut être que ça, j'ai une hallucination : MA VOITURE EST EN TRAIN D'ÊTRE HISSÉE SUR UNE PLATE-FORME D'ENLÈVEMENT POUR LA FOURRIÈRE. Et là franchement je me retiens pour ne pas pleurer en m'imaginant être obligé de courir la ville afin de récupérer ma voiture en perdant plein de temps après une nuit sans sommeil alors que j'ai quand même plein d'autres choses à faire.
Ma décision est prise, il ne l'emportera pas ! Je la joue type harassé après une nuit sans sommeil, et un  accouchement qui a fini en césarienne (j'ai pas eu besoin de beaucoup me forcer). Le monsieur me répond très gentiment qu'il ne peut rien faire à partir du moment où la voiture est en train d'être chargée... Je lui explique tout et lui propose de régler les frais de fourrière directement sur place afin de m'éviter une journée de galère. Je lui demande donc d'attendre pour aller chercher mon chéquier et mes papiers en salle de réveil. Je cours je vole... Me revoilà dehors, il avait remis la voiture à sa place ! Il devait sûrement attendre de me voir rentrer dans la maternité afin de vérifier que ce n'était pas un gros bobard. j'ai failli l'embrasser. Je lui propose quand même de régler les frais de fourrière et le PV. Il me dit que pour le PV il faut le renvoyer avec le timbre amende et que pour la fourrière il n'en est pas question. Je craignais qu'il ait des ennuis. Mais pas de problème de ce coté là. Entre le moment où il est appelé par la maréchaussée pour intervenir, et le moment où il arrive, la voiture peut très bien être partie. Il me demande seulement de la déplacer rapidement sinon pour le coup, là, il aurait des problèmes. Je le remercie encore une fois, sors mon porte-monnaie afin de lui témoigner ma gratitude par autre chose que des paroles... Je me suis senti très bête quand il m'a dit "Mais Monsieur, vous plaisantez, je suis un agent assermenté, je ne peux pas accepter...".
Me voila donc au volant de la voiture afin de trouver une place... La providence a encore bien fonctionné : 10 mètres plus loin une magnifique place m'attendait.
J'ai pu passer mes appels puis rejoindre Maman Brode et notre petit bout de chou. En attendant que n°1 arrive avec ses grands-parents, afin de lui présenter son petit frère.
C'est seulement à partir de ce moment que j'ai eu l'impression d'être mère de famille, c'est bizarre ... Deux enfants cela commençait à être ... bien ... (pour un début !) ! Et surtout j'ai été fière lorsqu'on m'a dit que c'était un garçon. PB m'aurait fait la grimace sinon !

Le PV a été renvoyé sans règlement avec une lettre et un certificat de naissance. Nous n'en avons plus jamais entendu parler.